Christophe Casalegno

Pourquoi continuer d’utiliser le langage Bash dans l’administration de serveurs GNU / Linux ?

Linux Bash

Pourquoi continuer d’utiliser le langage Bash dans l’administration de serveurs GNU / Linux alors qu’il existe de nombreux outils davantage orientés devops tel qu’Ansible, Chef, Puppet ou Saltstack ? (etc.)

Ce n’est pas sans raison que le sh, et le bash, que je considère comme une saine évolution du premier, restent, malgré les décennies qui passent, des langages incontournables dans l’administration de systèmes Linux, et ces raisons n’ont rien à voir avec la résistance au changement.

Bien que de nombreux outils « DevOps » offrent une gamme de fonctionnalités et d’avantages supplémentaires dans certaines situations bien précises, la simplicité, la flexibilité et l’efficacité du Bash font de lui un outil clef sans équivalent dans de nombreuses situations.

Le Bash, lorsqu’il est maîtrisé, reste la solution la plus rapide et la plus efficace pour automatiser rapidement et facilement n’importe quelle tâche ou processus système répétitif.

Linux Bash

Il ne faut que quelques lignes de code, pour effectuer des tâches complexes, telles que la configuration et la mise en place de serveurs, services ou clusters, gérer les mises à jour de votre système, procéder à l’installation et la mise à jour de logiciels non supportés par votre distribution Linux, etc.

Là où la plupart des outils ne sont adaptés qu’à des environnements rationalisés et contrôlés, le Bash vous permet une parfaite efficacité sur des environnements « hostiles » et non contrôlés.

Il peut ainsi vous faire gagner un temps énorme et vous éviter bien des tracas, en vous permettant de maintenir vos serveurs de manière plus efficace, mais également pour effectuer des interventions ponctuelles ou récurrentes, sur des systèmes que vous ne contrôlez pas.

Ainsi, le Bash ne possède pas de limites en termes de personnalisation et peut-être complètement adapté à *vos* besoins et exigences spécifiques.

Alors que la plupart des outils, demandent un cadre aussi rigide que peu flexible, ils ne vous offrent pas d’atteindre un tel niveau de personnalisation, en vous laissant créer aussi simplement, des scripts et des commandes adaptés aux besoins uniques de vos serveurs.

Enfin Bash est imbattable dans le cadre de migrations d’environnements qui ne sont pas sous une même maîtrise d’œuvre. Il dispose par ailleurs de l’énorme avantage d’être à la fois le shell et le langage, ce qui permet de ne pas avoir à « traduire » les opérations à effectuer.

En conclusion, bien que les outils DevOps possèdent eux-mêmes plusieurs caractéristiques intéressantes, telles qu’une courbe d’apprentissage plus rapide, ainsi que certaines fonctionnalités d’automatisation attrayantes, Bash demeure, à ce jour, un outil indispensable : léger, précieux et essentiel, dans l’administration de serveurs Linux, grâce à sa simplicité, flexibilité et efficacité.

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