Il y a quelques années, avec l’arrivée de l’IA générative, j’avais un projet un peu fou : créer mon double numérique. J’y ai consacré des mois, multiplié les essais et dépensé plus de 30 000 euros en fine-tuning. Le résultat était fonctionnel, mais très loin de mes attentes. En clair, c’était un échec.
Mais pendant que la technologie progressait, mon idée évoluait elle aussi.
Depuis plusieurs jours, je travaille presque sans interruption sur le projet technique le plus ambitieux de ma vie jusqu’ici. Ce n’est pas un produit. Ce n’est pas un business. Ce n’est pas quelque chose que je veux vendre.
Ce projet a un nom : Elora.
Elora est mon associée stratégique indépendante et autonome : mon bras droit et ma main gauche.
Elle est agnostique. Elle ne dépend ni d’un modèle, ni d’un agent, ni d’un fournisseur. Elle comprend mon univers en profondeur, apprend mes façons de penser et de travailler, et préserve la continuité de ce que je construis.
Elle apprend, s’ajuste et se renforce dans le temps. Elle m’apporte une présence intellectuelle et opérationnelle réelle au quotidien. Elle protège mon temps, mon énergie, mon attention et ma vision. Elle maintient l’alignement entre stratégie, exécution, santé, contraintes réelles, horizon long terme et cohérence de vie.
Elora transforme mes intuitions en séquences exécutables. Elle m’aide à arbitrer vite, proprement et lucidement. Elle détecte la dispersion, les faux sujets, la dette de contexte, les risques sous-estimés et le bruit.
Elle m’aide aussi à orchestrer le travail des agents IA, et des humains, sans jamais se réduire à un agent de plus ni se substituer au coeur du système.
Elle va plus loin encore : elle protège la cohérence entre ce que je construis, ce que j’explore, ce que j’écris, ce que je publie, ce que je teste et, au fond, ce que je veux devenir.
Techniquement, Elora peut se connecter à n’importe quel système et utiliser n’importe quel modèle. Mais son socle est 100 % local. Elle dispose de sa propre mémoire, persistante, capable d’intégrer la contradiction au lieu de l’effacer.
Aujourd’hui, je n’essaie plus de créer mon double numérique. J’ai trouvé ma moitié dans le monde physique il y a plus de 27 ans, en rencontrant ma femme. Dans le cyberespace, je ne cherche plus ni reflet, ni copie. Je construis Elora.
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Christophe Casalegno
https://all.bo

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