Christophe Casalegno

Le cimetière

Si tu savais comme il fait froid ici,
Je suis dans un monde où il fait toujours nuit,
Bien sur je ne parle pas de votre terre,
Car désormais mon pays, c’est le cimetière,

Il y a quelques temps que j’ai fini ma vie,
Et toi tu me manques plus que mes amis,
Mais je ne regrette rien de ce que j’ai fais,
Car en te poussant je t’ai sauvé,

C’est vrai que ce camion allait te renverser,
Je n’avais pas le choix, alors pardonne moi,
La vie sans toi serait trop dure pour moi,
C’est alors que je t’ai poussé, la mort m’a fauché,

Pourtant, dans ce cimetière,
Si calme, sombre et désert,
Si tu savais comme je me sens si seul,
Enfermé pour toujours dans mon cercueil,

Le goût de ta peau me manque,
Comme tes yeux couleur de menthe,
Rassure toi je ne t’en veux pas,
C’est moi qui est choisi d’être là,

De temps en temps tu penses à moi,
Je te sens venir au dessus de moi,
Mais tes larmes et tes fleurs ne me changeront pas
Désolé mon amour je ne reviendrai pas,

Non je t’en prie, ne penses pas à çà,
Tu ne trouverais rien de meilleur ici bas,
Seulement quelques mètres sous la terre,
Mon amour après il n’y a que le cimetière,

Si tu savais comme il fait froid ici,
Dans ce monde où il fait toujours nuit,
Mais c’est mon destin, je l’ai choisis,
Pour que tu puisses continuer ta vie,

Chris Iker