Christophe CasalegnoAutoimmune warrior, Entrepreneur & Bio/Hacker

brain@127.0.0.1:~$ cat post.html

I left the world of cybersecurity

Christophe Casalegno

Christophe Casalegno

I left the world of cybersecurity.

Not because I no longer believed in it.
But because it had changed in nature.

I created my first computer security company, Digital Network, in 1999.

At the time, we did not yet speak of "cybersecurity" but of computer security, of infosec, then a little later, of information security.

That security was measured by one thing only: reality.

Not by standards. Not by boxes ticked in an audit.

But by the ability of the information system and a security team to hold up, resist, detect, compartmentalise and respond.

When you did the job well, either there was neither intrusion nor leak, or it was detected quickly, contained and fixed.

When an incident happened, we analysed it and found out how and why it happened. We fixed it. Everything was crystal clear.

And above all, it was a field of constant innovation. We were not trapped in straitjackets or imprisoned by an ISO manual, nor held back by "best practices" imposed by an administration.

We experimented, we iterated, we innovated. We invented methods, tools, protocols.
And sometimes, yes, we messed up. But we moved forward. Each on their own path, sometimes alone, sometimes together.

Today, that world has become frozen in place.
It has organised itself around appearances.
Labels, frameworks, compliance matrices and certifications. A lot of certifications…

But what about the effectiveness of all that? Sometimes, often, none.
The number of massive leaks is multiplying, often because of trivial human errors that had nevertheless disappeared a long time ago.

But as long as standard X.Y.Z is respected, everything is fine.

And conversely, you can have an information system that is solid, proven, airtight.
But if it is not "compliant", if it does not tick every box of the standard, you will have fingers pointed at you.

I come from a time when security was an applied art. Not a checklist.
And above all not a dogma.

The day the frameworks started to dictate not what had to be achieved, but how we had to get there, I understood that this world was no longer mine.

In security as elsewhere, dogma kills innovation.
And I refuse to work in a cage.

So yes, I continue to take an interest in it. Out of interest, out of passion, out of habit, out of instinct.

But in my own way.

Have a good weekend!

—

Christophe Casalegno

You can follow me on: Telegram | Facebook | LinkedIn | X | YouTube | Twitch

4 comments

  1. Hello DD47, je te rejoins sur plusieurs points, en particulier sur le fait que le problème vient souvent de l’usage qu’on fait des normes, plus que des normes elles-mêmes. D’ailleurs, je ne l’ai pas publié ici encore, mais j’ai fait un post complémentaire sur les réseaux à ce sujet :

    ———————————-
    « J’ai quitté le monde de la cybersécurité » : quelques précisions !

    Non, je n’ai aucun regret que ce métier ne soit plus de l’artisanat, et qu’il se soit industrialisé. C’est même une très bonne chose, je pense même y avoir œuvré.

    Quant aux normes, méthodes et procédures, elles ne sont pas le problème.

    Ce sont d’excellents outils. J’en ai utilisé, j’en ai conçu, et j’en ai fait appliquer pendant près de deux décennies.

    Le problème, c’est quand ces outils prennent la place de ce qu’ils sont censés servir : c’est-à-dire lorsque la procédure devient l’objectif, au lieu de rester un moyen pour l’atteindre.

    Les procédures et les cadres sont utiles quand ils aident à faire mieux, plus vite, plus sûr.

    Mais, ils deviennent toxiques lorsqu’ils remplacent le discernement, rigidifient, et finissent par empêcher de penser.

    Les procédures ont du sens quand elles sont simples et nuancées, utilisées comme des outils, avec une vraie lecture du contexte.

    Quand la procédure ou la certification devient le but en soi, quand on cherche à être « conforme » plutôt qu’efficace, alors on perd ce qui faisait l’essence même du métier : comprendre, décider, adapter.
    —————————————–

    Mais sur un point, je serai un peu moins optimiste : tu dis que les référentiels ne dictent pas le comment faire, seulement le quoi faire. Dans les textes, oui. Mais dans la réalité opérationnelle, dans l’interprétation qu’en font les auditeurs ou les responsables conformité, on voit très vite apparaître une standardisation du comment, au point que tout ce qui sort un peu du cadre devient suspect, voire non conforme.

    Le problème, ce n’est pas uniquement l’intention du référentiel. C’est le fait qu’il produit mécaniquement des effets de rigidification dans la chaîne de décision. Surtout dans des organisations où la conformité est vue comme une fin.

    Et comme tu le dis très justement : quand la certification devient une condition d’accès au business, elle prend le dessus sur la sécurité réelle.

    À partir de là, le « quoi faire » est souvent relégué au second plan, et l’art appliqué de la sécurité devient un exercice de gestion documentaire.

    Bref, oui, vaste sujet, et il me semble qu’au final, on est d’accord sur le fond : ce n’est pas la présence d’un cadre le problème, c’est quand il remplace la pensée.

    1. Hello Christophe,

      Merci pour cet échange constructif.

      Tu as raison quand tu parles de l’interprétation que peuvent faire les auditeurs ou les responsables conformité, des textes. Le problème selon moi, c’est que la plupart de ces personnes ne connaissent que la cyber organisationnelle et n’ont jamais baigné dans la technique. Elles s’accrochent à des croyances limitantes qu’elles acquièrent sans pratique.

      Pour moi qui vient du monde de l’infrastructure système et réseau et qui ai basculé dans la cyber organisationnelle, dans les audits et accompagnements de conformité, j’encourage bien au contraire a l’innovation pour répondre à une exigence ou une mesure, et sans aucun jugement limitant ou rigide. Lors de mes audits, j’attends simplement une démonstration de part de l’audité, et qu’importe le comment et de quelle manière.

      Encore merci et très bonne soirée

  2. Bonjour Christophe,

    Le problème, ce n’est pas les normes ou les procédures, mais ce qui en est fait.

    Les référentiels normatifs ne dictent pas le « comment faire » mais le « quoi faire ». Et pour répondre au « quoi faire », les entreprises sont libres de répondre et d’adopter les outils, politiques, procédures et outillage logiciel en fonction de leur contexte avec le bon sens au service du business.

    Aujourd’hui malheureusement, certaines entreprises visent plus la médaille que l’efficacité et l’amélioration continue que demande les référentiels. C’est un peu ce qui pousse au durcissement et sanctions.

    La certification étant pour elles, un prérequis pour leur business, les risques ne sont pas pris correctement en compte et la cyber n’est plus un art appliqué. Elle repose principalement sur un corpus documentaire souvent inutile et sans pragmatisme.

    Bref… Un vaste sujet.

Leave a comment

Add a comment
Christophe Casalegno Brain 0verride

Keep it simple
and direct!