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Digital Network : retour aux sources

Saturday, April 9th, 2011

Bonjour à tous, comme vous êtes nombreux à le savoir, j’ai toujours eu une vision très particulière des produits, des services, de la relation client/fournisseur ou encore de la communication du groupe Digital Network.

Loin d’être influencés par les grandes tendances du marché où certains s’engouffrent à grand renfort de publicité mensongère où toutes les ressources sont illimitées (mais où l’on vous coupe dès que vous dépassez des seuils définis de manière arbitraire), où la sécurité est toujours absolue et totale (à mi chemin entre l’ignorance et l’escroquerie), Digital Network conçoit des solutions libres, innovantes et pérennes, généralement basées sur Gnu/Linux, tirées de ses propres expériences et réflexions en tenant comptes des réalités économiques et techniques du milieu dans lequel nous évoluons.

Nous savons exactement où nous voulons arriver, quels moyens nous avons à notre disposition pour le faire, et avons une bonne connaissance des obstacles à franchir pour atteindre notre but. Cependant, nous prenons et continuerons bien entendu à prendre en compte dans cette évolution les désirs d’amélioration de nos clients.

Pour ceux qui nous connaissent depuis 1999, la communication de cette année 2011 déjà entamée, sera sous le signe d’un retour aux sources, aux origines même de la création du groupe.

Digital Network, serveurs dédiés, housing, transit ip et datacenter.

Pour la première fois également depuis 12 ans, nous sommes aujourd’hui capable de proposer des serveurs dédiés à partir de 59 € /mois. Certains diront que cela existe ailleurs depuis autant d’années que nous existons nous mêmes, mais les autres se souviendront de nos réponses lorsque l’on nous demandait de tels produits et services : “il ne nous est pas possible au jour d’aujourd’hui de proposer ce type de produit tout en respectant le niveau de qualité que nous nous imposons“.

En effet, alors que certains acteurs du milieu de l’hébergement n’hésitent pas à sacrifier la qualité du service en utilisant du matériel non adapté à une utilisation serveur (disques durs de pc non certifiés pour une utilisation 24/24 et 7/7, mémoires non certifiées, disques SSD MLC Intel au lieu de disques SLC, voire carte mère pc !) nous avons depuis toujours essayé de nous rapprocher le plus qu’il soit raisonnablement possible du “SAV 0″ en utilisant exclusivement du matériel certifié pour une utilisation serveur 24/24 et 7/7, avec un MTBF moyen de 1.500.000 heures (*avec* un fonctionnement 24/24 et 7/7 et non sur une moyenne d’utilisation de 4H00 /jour avec 24H00 comptabilisées…)

Aujourd’hui, c’est bel et bien un vrai serveur dédié, en RAID, basse consommation (30 W) que nous proposons pour ce prix, avec 2×320 Go de disques en RAID (possibilité de rajouter un 3ème disque), KVM intégré permettant de prendre le contrôle de la machine dès le bios, et hébergé dans le datacenter le plus moderne d’europe à ce jour : c’est à dire tout ce que nous proposons sur nos offres haut de gamme… Et ce n’est que le début.

Les nombreux travaux de recherche et développement que nous avons initiés il y a plusieurs années déjà, ont donné les résultats attendus, et les tests en version Alpha de ces technologies ont déjà commencés, avec un objectif de mise en production d’ici début 2012… La suite de l’histoire, prochainement sur vos écrans…

Christophe Casalegno
http://twitter.com/Brain_0verride

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Migration vers IPv6 : (sur)communiquer sur la pénurie d’IPv4 est une erreur

Friday, February 4th, 2011

Il y a quelques jours, je me fendais d’un article sur IPv6 où je mettais fortement en doute la pénurie d’IPv4 dont tout le monde parle. Les réactions ne se sont pas faites attendre : quelques minutes après le post, déjà de nombreux commentaires et emails privés arrivaient.. J’ai également pu lire sur twitter que j’étais le “Claude Allègre d’IP” (lol).

Après avoir nettoyé les commentaires purement injurieux et qui n’apportaient rien au débat, j’ai cependant pu dénicher quelques contributions intéressantes. Revenons un peu sur les conditions d’écriture de ce post. En ce qui me concerne, je proposais déjà, à travers la branche opérateur et hébergeur du groupe Digital Network, des services publics IPv6 en 2003 sur l’ensemble de nos offres. Pour assurer la promotion de ce protocole, le transit IPv6 était d’ailleurs donné en quantité équivalente au contrat IPv4 à titre gracieux. Je me souviens à cette époque avoir commis la même erreur de communication : “il faut vous mettre à IPv6, car lorsque les adresses IPv4 viendront à manquer il faudra y passer” (Je simplifie mais au moins, c’est clair :) ).

Or là se situe toute l’erreur, ainsi que l’échec d’IPv6, car oui IPv6 est un échec : il n’y a qu’à voir le parc actuel IPv6 en rapport des prévisions qui avaient été faites par les “experts” du domaine. Pourquoi ? Simplement parce que n’ont pas été respectées des règles de base, que ce soit en matière de communication ou simplement de gestion de projet : ce n’est pas sur la pénurie d’IPv4 qu’il fallait communiquer, mais sur les réels avantages d’un réseau IPv6. Lorsque l’on apporte des contraintes (la migration), il faut toujours apporter les avantages liés à la contrainte. Le problème : lorsque, comme au sein de mon post on tape un peu fort sur IPv6 avec des arguments de plus ou moins bonne foi (mais pas faux), au lieu de voir un mur de personnes nous donner la liste de tous les avantages de ce merveilleux protocole… Le néant… qu’on peut en gros résumer par : “Mec t’es Has been” ou encore “faut passer à ipv6 car il n’y a plus d’adresses IPv4“. (NB certains commentaires sont réellement intéressants, je donne plus une vue d’ensemble).

Je pense donc qu’un retour aux sources s’impose, avec des méthodes simples et efficaces. Première étape : faire une liste des 7 principaux avantages d’IPv6 (dans un langage ne ressemblant pas à une adresse IPv6… c’est à dire compréhensible par le décideur moyen). J’invite donc ceux qui sont si prompt à dégainer leur clavier, à me faire part de leur suggestions sur le sujet, sur lequel je vais également (un peu) réfléchir. L’idée est d’arriver à produire un document simple mettant en avant les avantages d’IPv6 dans différents domaines (hormis la pseudo-pénurie immédiate d’IPv4).

Christophe Casalegno
http://twitter.com/Brain_0verride

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Faille DNS : beaucoup de bruit… pour pas grand chose.

Sunday, August 17th, 2008

Il y a quelques semaines, la presse s’emparait avec l’engouement médiatique habituel, de la récente “nouvelle” vulnérabilité dns, découverte par Dan Kaminsky. Cette faille, présentée comme la nouvelle épée de Damocles de ce monde numérique, pourrait mettre en danger le web tout entier. Oui mais…

Cette histoire me rappelle, l’autrement différente mais comparable attaque qui avait eu lieu contre les serveurs “racine” (Root Servers) sur lesquels repose en partie le fonctionnement de traduction d’adresses offert par le système DNS. Il y avait eu autant de bruit… pour pas grand chose encore : on pouvait “arrêter internet”. Oui et ? Et rien justement ; le fonctionnement d’Internet, dans son ensemble, repose sur une colonne vertébrale à la solidité plus proche du verre que du carbone. Ce n’est pas nouveau, et il existe des moyens beaucoup plus efficaces que de s’adresser aux serveurs racines pour en perturber le fonctionnement…

A la lecture des nombreux articles parlant de cette nouvelle vulnérabilité DNS, on y apprend qu’il s’agit simplement de l’application d’une technique de cache poisonning DNS. C’est une attaque en effet efficace… utilisée depuis plus de 10 ans, dans le cadre par exemple, de tests d’intrusion, ou expliquée dans le cadre de cours que j’ai eu l’occasion de dispenser pour un Opérateur Historique ou certains de nos ministères…

En effet, le protocole DNS a toujours été vulnérable aux attaques de type cache poisonning, ce n’est pas nouveau, même si son exploitation a, visiblement, été facilitée. C’est d’ailleurs l’une des raisons de la création du protocole DNSSEC, qui résoud en grande partie le problème sur le fond. Ce problème, comme de nombreuses autres vulnérabilités, est inhérent au fonctionnement et à la conception du réseau Internet et de la suite de protocoles TCP/IP, ni plus, ni moins. Cette “vulnérabilité”, représente surtout un risque pour l’utilisateur final mal renseigné, mais, dans la pratique, pas beaucoup plus qu’un virus ou un ver s’amusant à modifier les fichiers hosts des utilisateurs, avec un effet similaire.

Quoi de neuf là dedans ? A vrai dire, pas grand chose. Du réchauffé, de chez réchauffé, sans odeur et sans saveur, comme d’habitude dirons-nous : c’est ce qui se pratique depuis des lustres par les “médiatechnologues” de la sécurité. Alors que de nombreux routeurs composants le backbone internet utilisent encore des piles tcp/ip avec des numéros de séquence totalement prédictibles, qu’il est possible d’hijacker n’importe quelle connexion utilisant un protocole standard (ftp, email, web…), d’accéder de manière non autorisée au courrier électronique, le falsifier à la volée, ou encore récupérer en quelques clics dans un navigateur des banques de données complètes contenant des millions de logins et de passwords, et d’informations bancaires (numéro de CB, date d’expiration, nom du porteur…), cette faille DNS amène t’elle vraiment le chaos annoncé ?

La réponse est non, bien entendu. Pourquoi ? Tout simplement parce que 100% des systèmes d’information sont piratables, et ce depuis toujours, et le resteront probablement encore pendant quelques décennies. Les raisons en sont toutes simples : les ordinateurs sont “pensés” par des humains imparfaits, fabriqués par des machines conçues imparfaitement (d’ailleurs *tous* les processeurs sont buggués), sur lesquels on installe des système d’exploitation également imparfaits, tournant sur des langages eux mêmes imparfaits… La chaîne est encore longue, pour arriver jusqu’à l’applicatif utilisateur… et l’utilisateur lui même.

Le problème n’est donc pas de savoir si un système est piratable : il l’est par sa conception même *systématiquement*, il ne s’agit que d’une question de temps et de moyens, tout comme dans le cas d’un coffre fort par exemple. On ferait mieux de se préoccuper d’une vulnérabilité beaucoup plus importante et affectant aujourd’hui les systèmes les mieux protégés, sur lequels il reste possible d’agir, et, exploitable avec des moyens minimums : le facteur humain… Aujourd’hui encore, et pour longtemps je pense, la plus grande vulnérabilité reste située entre la chaise… et le clavier.

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