IPV6 et IPV4 : petit retour sur la « pénurie »
Le 25 janvier 2011, j’écrivais un post intitulé « Pénurie d’adresses IP : beaucoup de bruit pour pas grand chose« . Suite à la publication de cet article, j’ai reçu des centaines d’emails, et j’ai rapidement été surnommé « le Claude Allègre d’IP« . Qu’avais-je donc fait ? J’expliquais simplement que la soi-distante pénurie d’adresses IPv4 était artificielle et qu’au moment où on indiquait qu’il n’y avait plus d’adresses IPv4 disponibles sur Internet, il y en avait en réalité plus de 700 millions qui n’étaient pas encore attribuées, et que sur celles qui avaient déjà été attribuées, plus de la moitié n’étaient en réalité pas utilisées.
Peu de temps après, début février 2011, on annonçait dans la presse que « la dernière adresse ip » (sic) avait été attribuée sur Internet, je cite : « Hier, la dernière adresse IP libre a été attribuée… L’explosion d’Internet a atteint la limite de possibilités de IP de quatrième génération, l’IPv4« . Suite à cette annonce : nouveau déferlement d’emails : « tout va changer dans les prochains mois car sinon Internet va s’arrêter ! » (sic bis !). J’expliquais donc le plus posément possible à mes interlocuteurs dont certains journalistes « spécialisés » que je ne nommerai pas pudeur pour leur réel manque de compétence, que d’ici 1 an rien n’aurait changé. Aucun d’entre eux n’a pris le risque de me citer.
Contrairement à ce que certains peuvent penser, je suis loin d’être quelqu’un de réfractaire au progrès qu’il soit humain ou technologique : à ce sujet, il suffit de lire mon article intitulé « les managers et décideurs de demain doivent revoir leur copie » ou encore « L’éthique de pseudos bien pensant est un frein au progrès !« , pour se rendre compte que je soutiens plus volontiers le transhumanisme que le conservatisme. Concernant IPv6, je proposais dès 2003, au travers du groupe Digital Network, du trafic ipv6 gratuitement avec la plupart des offres d’hébergement proposées.
Mais IPv6 reste un échec : nul doute qu’il sera adopté avec le temps, mais je n’ai non plus pas le moindre doute au sujet d’IPv4 : le réseau IP « ancienne génération » subsistera en parallèle du nouveau. Si IPv6 était une réussite, il y a déjà plus de 10 ans que tout aurait été migré : IPv6 est un échec technique, mais également un échec en terme de communication, j’ai eu là aussi déjà l’occasion de m’exprimer sur le sujet au travers de mon article intitulé : « Migration vers IPv6 : (sur)communiquer sur la pénurie d’IPv4 est une erreur«
Pour conclure, j’invite les nombreuses personnes à avoir parié avec moi des « caisses de champagne » concernant la situation 1 an après mon article de me contacter pour régler leur dette
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Christophe Casalegno
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Oui alors effectivement, c’est en Chine que les connexions doivent être les plus rapides…
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As-tu conscience que l’email d’Octave auquel tu fais référence a été posté un premier avril ? Argumenter sur la pertinence de ton propos en prenant — sérieusement — pour référence une plaisanterie n’est pas très sérieux.
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@Christophe : le NAT de la maison est désactivable (mode bridge) ou controlable (ouverture de ports à la main ou en UPNP), ce que n’est pas le cas du NAT à grande échelle (CGNAT) qu’on se coltine sur la 3G.
Le CGNAT n’est plus utilisé seulement par choix comme chez les téléphonistes depuis des années, mais par pénurie réelle dans le cas de FreeMobile.Et le NAT pose déjà des problèmes, comme par exemple à la voip SIP dans certains cas, qui n’est pas « un serveur » mais juste une utilisation d’internet de plus en plus courante.
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Bonsoir,
Concernant le NAT et le fait que ça fonctionne très (TRÈS) bien pour alimenter des populations entières, je signale qu’un pays comme la Chine est, du point de vue ‘internet’, un gigantesque NAT (adresses IP en 10.x.x.x à la maison via le câble ethernet directement à l’entrée de l’appartement, adresses en 172.16-31 à l’hôtel) segmenté lui-même par villes ou provinces.
Les débits sont bons et on accède sans problème aux serveurs en dehors de Chine à des vitesses comparables à chez nous. Donc pas de problème pour l’utilisateur lambda à la maison ou dans l’entreprise.
S’il existe un problème de « pénurie » se serait plutôt, me semble-t-il, pour les grosses entreprises « ouvertes sur internet » et qui ont besoin de plus d’une classe C et qui obtiennent des classes B qui, elles, sont démesurées pour leur besoins. Ce me semble être plus un problème d’administration de l’internet que technique (à l’origine, maintenant, bien sûr, pour revenir en arrière et resegmenter des classes B… bonjour l’angoisse).-
Bonjour Gilles,
La Chine n’est pas un gigantesque NAT. Le câble ethernet de votre appart était surement derrière un routeur. Celui de l’hôtel aussi. Par conséquent il s’agissait juste de réseau locaux classique.
Je ne pense pas que vous ayez habité en Chine. Les connexions vers l’extérieur sont bien plus lentes. Ou parfois impossibles (youtube, facebook, twitter, …). Et puis le NAT n’est pas sensé ralentir le traffic (ou alors subrepticement). Donc il n’y a pas de rapport entre la notion de vitesse et le nombre d’@ IPv4 disponible.
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FreeMobile pour prendre un autre exemple a malheureuseent obtenu seulement 8000 adresses v4 et doit donc faire du NAT… Avoir un accès derrière un NAT ce n’est PAS de l’internet, et hormis IPv6, je ne vois pas de solution miracle, en avez-vous ?
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Longue vie a l’ IPV4 !
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Santé alors !

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