Scolarisation des enfants handicapés : Segolène “PETE UN CABLE” et s’enfonce
Personne n’aura manqué la perte de sang froid de Segolène Royal sur TF1 au sujet de la scolarisation des enfants handicapés qui aurait diminuée sur le gouvernement actuel. Bien entendu ceci est totalement faux, pour preuve un extrait (source ministère de l’éducation) sur le sujet :
La scolarisation des élèves handicapés
L’amélioration de l’accueil des élèves handicapés en milieu scolaire se poursuit. L’application de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées contribue à cet effort d’intégration.
Dispositifs de scolarisation
En 2005, 104 500 élèves en situation de handicap sont scolarisés dans le premier degré, dont 7% dans l’enseignement privé.
L’effectif des élèves accueillis dans l’enseignement public a progressé de plus de 12% par rapport à 2004.
Scolarisation des élèves handicapés
Dès l’âge de 3 ans, si leur famille en fait la demande, les enfants handicapés peuvent être scolarisés à l’école maternelle. Chaque école a vocation à accueillir les enfants relevant de son secteur de recrutement. Pour répondre aux besoins particuliers des élèves handicapés, un projet personnalisé de scolarisation organise la scolarité de l’élève, assortie des mesures d’accompagnement décidées par la Commission des droits et de l’autonomie (C.D.A.).
A partir de l’école élémentaire, l’intégration scolaire peut être individualisée ou collective.
- Scolarisation individualisée
Elle consiste à scolariser un ou des élèves handicapés dans une classe ordinaire.
A tous les niveaux d’enseignement, la scolarisation individuelle est recherchée prioritairement. Qu’elle soit réalisée à temps plein ou partiel, elle passe par une adaptation des conditions d’accueil dans le cadre du projet personnalisé de scolarisation (partie intégrante du plan personnalisé de compensation) permettant de prendre en compte les besoins éducatifs particuliers de chaque élève handicapé.
Les élèves peuvent être accompagnés par un auxiliaire de vie scolaire, qui constitue une des mesures de compensation décidées par la Commission des droits et de l’autonomie (C.D.A.).
En complément de la scolarité, l’équipe spécialisée d’un service d’éducation spéciale et de soins à domicile (S.E.S.S.A.D.) peut intervenir.
- Scolarisation au sein d’un dispositif collectif
Elle consiste à inclure dans un établissement scolaire ordinaire une classe accueillant un nombre donné (en général 10 à 12) d’élèves handicapés.
Dans les écoles élémentaires, les classes d’intégration scolaire (CLIS) accueillent des enfants présentant un handicap mental, auditif, visuel ou moteur, pouvant tirer profit d’une intégration en milieu scolaire ordinaire. Les élèves reçoivent un enseignement adapté au sein de la CLIS, et partagent certaines activités avec les autres écoliers. En 2005, la majorité des élèves de CLIS ont bénéficié de périodes d’intégration individuelle dans une autre classe de l’école.
Dans le secondaire, lorsque les exigences d’une scolarisation individuelle sont trop grandes, les élèves présentant un handicap peuvent être scolarisés dans les unités pédagogiques d’intégration (U.P.I.). Ce dispositif s’adresse à des enfants de 12 à 16 ans qui, bien que pleinement collégiens, ne sont pas en mesure de bénéficier d’un enseignement ordinaire en collège. Encadrés par un enseignant spécialisé, ils peuvent recevoir un enseignement adapté qui met en ¿uvre les objectifs prévus par le projet personnalisé de scolarisation, incluant autant qu’il est possible des plages de participation aux activités de la classe de référence de l’enfant, choisie parmi les classes du collèges qui accueillent des élèves de sa classe d’âge.
A la rentrée 2006, 200 UPI sont créées dans les collèges et les lycées. L’implantation de ces unités d’intégration est organisée de façon à ne laisser aucun territoire hors d’accès des élèves, en tenant compte des contraintes raisonnables de transport.
Aides aux familles
Allocation d’éducation pour enfant handicapé (A.E.E.H.)
L’allocation d’éducation pour enfant handicapé (A.E.E.H.) est une prestation familiale destinée à aider les parents à faire face aux dépenses liées à l’éducation d’un enfant handicapé. Elle est versée mensuellement par la caisse d’allocations familiales sur décision de la C.D.A. Elle peut être assortie de différents compléments dans le cas de handicaps particulièrement lourds occasionnant des dépenses importantes ou lorsque la présence d’une tierce personne est indispensable auprès de l’enfant. Lorsque l’enfant est accueilli en internat dans un établissement médico-social, les frais de séjour sont pris en charge par l’assurance maladie et le versement de l’A.E.E.H. se trouve alors limité aux “périodes de retour au foyer”.
La demande doit être adressée à la Maison départementale des personnes handicapées (M.D.P.H.) par la famille de l’enfant et doit être accompagnée d’un certificat médical spécifique (les imprimés sont à demander à la M.D.P.H.). L’attribution de cette allocation par la C.D.A. dépend du taux d’incapacité permanente fixé par cette Commission. qui revoit périodiquement le dossier de l’enfant pour suivre son évolution. L’allocation peut être versée dès la naissance de l’enfant et jusqu’à l’âge de vingt ans.
Carte d’invalidité
La carte d’invalidité procure à son bénéficiaire ou, pour les mineurs, à leurs parents ou aux personnes qui en ont la charge, certains avantages financiers ou matériels destinés à compenser les désavantages dus au handicap. En particulier, la carte d’invalidité permet à son titulaire de bénéficier d’une demi-part supplémentaire pour le calcul de l’impôt sur le revenu.
La demande de carte d’invalidité doit être adressée par simple lettre à la Maison départementale des personnes handicapées (M.D.P.H.).
Transports spécialisés
Pour les élèves handicapés qui présentent un taux d’incapacité égal ou supérieur à 50%, un transport individuel adapté peut être mis en place pour la durée de l’année scolaire. C’est la C.D.A. qui, au vu du dossier de l’enfant, apprécie l’importance de l’incapacité. Chaque élève handicapé, lorsqu’il remplit ces conditions, bénéficie de la prise en charge des frais de transport liés à la fréquentation d’un établissement scolaire.
Loi du 11 février 2005 relative aux personnes handicapées
Les actions en faveur de la scolarisation des élèves handicapés menées par le ministère de l’éducation nationale sont renforcées par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. La loi affirme le droit des élèves handicapées à l’éducation ainsi que la responsabilité du système éducatif comme garant de la continuité du parcours de formation de chacun. Cette loi est applicable depuis le 1er janvier 2006.
Droits reconnus par la loi
La loi du 11 février 2005 fait obligation :
- d’assurer à l’élève, le plus souvent possible, une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile ;
- d’associer étroitement les parents à la décision d’orientation de leur enfant et à toutes les étapes de la définition de son projet personnalisé de scolarisation (P.P.S.) ;
- de garantir la continuité d’un parcours scolaire, adapté aux compétences et aux besoins de l’élève ;
- de garantir l’égalité des chances entre les candidats handicapés et les autres candidats en donnant une base légale à l’aménagement des conditions d’examen.
Le projet personnalisé de scolarisation
Le projet personnalisé de scolarisation organise la scolarité de l’élève handicapé. Il assure la cohérence et la qualité des accompagnements et des aides nécessaires à partir d’une évaluation globale de la situation et des besoins de l’élève : accompagnement thérapeutique ou rééducatif, attribution d’un auxiliaire de vie scolaire ou de matériels pédagogiques adaptés, aide aux équipes pédagogiques par un emploi vie scolaire.
Chaque parcours de formation doit faire l’objet d’un suivi attentif particulièrement les transitions entre les niveaux d’enseignement : maternelle, élémentaire, collège, lycée et lycée professionnel ; de même, les conditions d’accès au post bac et l’amorce des parcours vers le supérieur. ‘équipe de suivi de la scolarisation qui comprend tous les intervenants concernés ainsi que les parents d’élèves a désormais l’obligation de se réunir au moins une fois par an pour faire le point sur le parcours de chaque élève.
Un dispositif expérimental en faveur des élèves sourds ou malentendants
A la rentrée 2006, un enseignement de la langue des signes française (L.S.F.) est mis en place à titre expérimental dans quelques lycées auprès d’élèves entendants volontaires. Cette expérimentation vient enrichir la réflexion du groupe d’experts dans l’élaboration des contenus d’enseignement de la L.S.F. mais aussi dans la perspective de l’organisation d’une épreuve optionnelle de L.S.F. aux examens et concours (notamment le bac) dès la session 2008. En 2007, les candidats qui auront suivi cette initiation recevront une attestation officielle annexée à leur livret scolaire.
Des enseignants référents
A partir de la rentrée 2006, tout élève handicapé est désormais doté d’un enseignant-référent qui va le suivre tout au long de son parcours scolaire. ous les acteurs de la scolarisation (parents, enseignants, partenaires divers) doivent être en mesure d’identifier clairement l’enseignant référent et de disposer des moyens de prendre contact avec lui.
Cette information doit être transmise par écrit à tous les parents d’élèves de l’établissement scolaire, sans exception, dès le jour de la rentrée ou, au plus tard, dans la semaine qui suit.
Dispositifs “Auxiliaires et autres personnels de vie scolaire”
Au cours de l’année scolaire 2006, 6 078 auxiliaires de vie scolaire (A.V.S.) sont dans les établissements scolaires. 4 640 d’entre eux exercent leurs fonctions de façon individuelle auprès de plus de 13 500 élèves.
Les personnels recrutés sur des emplois vie scolaire (EV.S.) pour assurer les fonctions d’aide à l’accueil et à la scolarisation des élèves handicapés (A.S.E.H.) continuent d’être mobilisés, de préférence en école maternelle, pour faciliter la tâche des équipes pédagogiques accueillant de jeunes enfants handicapés.
Actions de formation
En 2006-2007, dans chaque circonscription du premier degré, les inspecteurs proposent à tous les enseignants au moins une animation pédagogique intégrant nettement la nouvelle priorité. Dans le second degré, un effort de même nature est conduit par les inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux, notamment ceux qui sont en charge des établissements et de la vie scolaire. De même, les assistants d’éducation / auxiliaires de vie et les personnels engagés sur des contrats aidés doivent avoir reçu une formation initiale leur permettant d’aider au mieux l’enfant handicapé qu’ils accompagnent.
Textes de référence
La loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées comprend des dispositions exigeant de nombreux ajustements réglementaires dans le domaine de la scolarisation des élèves handicapés.