Grippe Aviaire : médias, attention aux raccourcis rapides !

La grippe Aviaire revient dans les médias, et je peux entendre ça et là de manière toujours aussi inquiétante les oiseaux migrateurs montrés du doigt. Je tiens à réagir face à ces déclarations : Il y a quelques mois, les oiseaux migrateurs étaient déjà montrés du doigt et déclarés responsables des cas de présence du H5N1 en Turquie.

La plupart des gens (réaction amplifiée par les médias), pensent que les oiseaux migrateurs sont la cause de tous les maux. Or je tiens à rappeler que toutes les preuves sont réunies pour assurer que les oiseaux migrateurs ne sont pour rien dans la propagation du virus :

1) La propagation du virus H5N1 n’a en aucun cas suivi une route migratoire aviaire. Aucun oiseau ne migre de la Chine vers l’Europe, suivant un tracé parfaitement horizontal. Par contre, le tracé de la progression du virus correspond à la route principale commerciale humaine entre l’extrême Orient et l’Europe, ce qui correspond plus ou moins à la ligne de chemin de fer de l’Orient Express. Il semble donc évident que ce sont des activités humaines (transport de marchandises, légal ou non) qui soit à l’origine de la propagation.

2) Aucun oiseau capturé lors des contrôles actifs (scientifiques et chasseurs) n’a été déclaré porteur du virus. Hors, il s’agit de plusieurs dizaines de milliers d’oiseaux migrateurs prélevés parmi les espèces les plus sensibles. De plus, de nombreux scientifiques affirment que, vu la violence de ce virus précis (H5N1), aucun oiseau porteur ne pourrait avoir la force suffisante pour entamer une migration.

3) Lorsque la grande majorité des oiseaux migrateurs sont arrivés sur les sites d’hivernage (Ceux passant par l’Europe se sont retrouvés en Afrique) : aucun cas de peste aviaire n’y avait été détecté.

Il est aujourd’hui impératif d’en finir avec cette désinformation qui nuit gravement aux migrateurs. Lorsque les oiseaux migrateurs sont montrés du doigt, c’est généralement pour cacher la véritable cause de l’épidémie : l’incompétence des “autorités compétentes” à gérer ce problème. Arrêtons donc cette langue de bois, cessons de montrer du doigt les oiseaux migrateurs et penchons nous plutôt vers les solutions à apporter à ces problèmes.

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