Logements sociaux : oui mais…

J’entends de plus en plus de gens brandir la SRU face aux mairies qui n’appliquent pas les 20% de “logements sociaux”. Il est vrai qu’aujourd’hui, pouvoir loger tout un chacun est une priorité absolue, cependant, si la construction de logements sociaux doit être encouragée, je ne crois pas qu’il soit bon d’assortir de pénalités financières le non respect de ce facteur, non pas lorsqu’il y a mauvaise volonté, mais parce que cette loi ne semble malheureusement pas tenir compte d’un certain nombre d’autres facteurs rentrant en compte comme tout simplement la superficie de la ville (non extensible à l’infini), les capacités financières de la mairie (pas forcemment adaptées à la construction de nouveaux logements sociaux ou pas), et bien entendu l’environnement géographique. (créer des zones de logements sociaux, ne peut, à terme que recréer en miniature le problème des banlieues).

La création de logements sociaux doit se faire en tenant compte des expériences du passé, afin d’éviter la création de ghettos urbains pour une partie de la population, qui ne ferait, à terme, que reproduire les erreurs du passé. Nos décisions doivent être fermes mais pleines de sagesse, sous peine de voir se dégrader notre environnement social déjà si fragile.

Alors oui à l’encouragement à la création de logements sociaux, mais non à la taxation systématique des municipalités, sans examen des différentes composantes du problème. Oui à la création de logements sociaux, mais en tenant compte de l’intégration sociale et géographique afin d’éviter la concentration sociale qui abouti toujours au même clivage entre riches et pauvres, entre quartiers riches et quartiers pauvres, entre ghettos et civilisation. Oui au droit opposable au logement, mais avec une contrepartie de nouveaux devoirs, notamment concernant l’entretien et la salubrité desdits logements.

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